Ça vient d’où cette idée de malterie?


Ça vous est déjà arrivé? Avoir le désir de tout balancer et partir pour accomplir un projet fou.

Et qu’est-ce qui s’est passé ensuite? Vous dites « chao » au patron. Vendez votre maison.  Et annoncez à votre entourage que vous partez à l’aventure.

Non?

Ce n’est pas ce qui s’est passé?

Si oui, je suis persuadée que je vous rappelle de beaux souvenirs.

Je me souviens de notre naïveté avec bonheur.

J’essaie toujours de m’en rappeler pour continuer de foncer, mais aussi pour apporter un peu de réalisme dans nos projets 😉

Ça vient d’où cette idée de malterie?

Dany, c’est un gars de projets. Un n’attend pas l’autre. Tellement qu’il avait même entrepris de creuser un drain autour de notre maison à coups de pelle et de pioche à l’époque!

Aujourd’hui, sur la ferme, c’est “facile”. On sort le tracteur, la mini-excavatrice et go!

Enfin, bref. Dany a grandi sur une ferme. Son terrain de jeu c’était le garage, les champs, la forêt.

On retournait sur son terrain de jeu quelques fois par année pour aller voir ses parents.

Pour moi, la petite fille de la ville, qui a grandi en banlieue de Montréal, la ferme des parents de Dany c’était un endroit bucolique pour prendre des vacances en campagne.

Pas pour y vivre.

Et pourtant…

J’ai dit “oui”

C’était un beau jour ensoleillé de juillet.  Avec cette magnifique vue sur le lac Témiscouata.

Champ d'orge

J’ai dit « oui ».

Pas pour le mariage là! Ça, c’était déjà fait

J’ai dit « oui » pour une nouvelle aventure.

Les choses ont été TRÈS vite à partir du moment où on a pris la décision de changer de vie.

Nous avons laissé nos emplois, vendu notre maison et nous nous sommes installés dans notre nouveau cocon.

Un cocon, c’est petit.

Nous sommes passés d’une maison à un 4 ½ avec deux enfants. Parce qu’il faut dire que le père de Dany n’y croyait pas trop quand on lui disait qu’on voulait reprendre la ferme.

Jamais Dany n’avait montré de l’intérêt pour la chose avant.

Et là, coup de théâtre! Sortez les tambours et les trompettes, on s’en venait!

Et on voulait faire une malterie.

Pour offrir un produit local aux brasseurs d’ici.

Une quoi!? Une malterie

À partir de ce jour, on ne compte plus le nombre de fois où on a expliqué ce qu’est le malt.

Pourquoi une malterie? D’ailleurs c’est quoi une malterie. Personne ne l’a fait avant vous. Tu n’aimes pas mieux te trouver un travail chez « Cascades »? Tu pourrais avoir un bon job là-bas.

Il s’inquiétait mon beau-père… Nous, naïvement, nous pensions qu’en deux ans tout serait réglé et que nous aurions le vent dans les voiles.

Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! HA! HA! HA! Ha! Ha! Ha! Ha!

Ben quoi?

D’abord, entre l’idée de faire du malt et la vente de nos premiers produits, il s’est écoulé 6 ans.

Ensuite, en 2008, année où l’on a débuté les ventes, il n’y avait que 32 microbrasseries au Québec.

32 CLIENTS POTENTIELS SEULEMENT !!!

Plusieurs années de vache maigre devant nous…

Plusieurs années à cumuler les emplois pour payer le développement de notre entreprise.

Plusieurs fois où on s’est demandé si on ne devait pas tout lâcher.

En fait, si on avait écouté la tête, on aurait dû arrêter.

On a décidé d’écouter notre cœur.

Parce que, malgré tout, on y croyait.

La suite de l’histoire

10 ans plus tard, le nombre de clients potentiels s’est accru de 800%, au Québec seulement.

On a eu raison d’y croire 😊

10 ans plus tard, la tendance pour l’achat local est plus forte que jamais.

On a eu raison d’y croire 👏

10 ans plus tard, la conscience de l’impact qu’on a sur le développement économique et sur l’environnement écologique et social en choisissant des produits locaux s’est accrue de façon exponentielle.

On a eu raison d’y croire 🎉

Et dans 10 ans?

Plus de variété dans notre offre pour permettre aux brasseurs d’acheter de plus en plus localement au lieu d’aller chercher certains malts aux États-Unis ou en Europe.

Histoire à suivre…