Se rencontrer entre pairs malteurs, un must!

Gallatin Valley Malt

Le micromaltage, c’est du sérieux aux États-Unis! C’était la 2e participation de MaltBroue au « Craft Malting Conference ». Avec environ 120 micromalteries et une guilde qui existe depuis 2013, on y retrouve exactement le modèle de collaboration qui permet à un secteur d’activité d’aller plus loin.

Évidemment, aller chercher de nouvelles connaissances techniques dans un congrès comme celui-là, c’est super intéressant! Confirmer d’autres connaissances qu’on a apprises par expérience aussi. Mais surtout, entendre les histoires des autres, se reconnaître à travers leurs défis, leurs échecs et leur quotidien, ça, ça fait du bien!

Leur histoire, c’est notre histoire

On n’est pas seul à vivre ça! Comme nous, ils vivent des défis d’approvisionnement en orge et des défis quant à la qualité des matières premières. Bien oui, qu’est-ce qu’on fait quand on tombe sur un lot d’orge qui ne germe mal? Le défi est autrement plus sérieux pour les micromalteries! Nos marges de manœuvre ne sont pas les mêmes que les malteries industrielles. Et un lot d’orge qui germe mal, ça ne fait pas du bon malt, point barre.

Et le goulot avec les analyses laboratoires… Oui, ils vivent ça aussi! On avait tendance à croire que c’était parce que nos échantillons devaient traverser les douanes que c’était long. Bien non! C’est standard, cela prend 2 semaines pour avoir nos résultats. On a quand même un super bon service avec ce labo! La solution pour en finir avec ce goulot? Elle coûte 10 000$. À étudier…

La majorité des micromalteries sont issues de l’agriculture. C’est une diversification intéressante des activités pour une ferme. Une diversification facile à réaliser? Que non! Ça aussi, ça fait du bien de voir qu’on n’est pas seul à vivre ce défi! Au Québec et au Canada, c’est un secteur qui intéresse beaucoup de gens vus l’effervescence du monde brassicole et l’avènement des microdistilleries. Mais malter c’est tout un métier et rentabiliser l’aventure aussi.

La différence et l’achat local

Pourquoi les brasseurs veulent-ils du malt en provenance d’une micromalterie? La proximité vient jouer un grand rôle. La tendance pour l’achat local est bien présente. Les nouveaux brasseurs et distillateurs sont beaucoup plus sensibles à ce facteur que ceux installés depuis plus longtemps. À l’écoute de nos clients, c’est pourquoi nous avons décidé de faire le Malt de l’Est, un malt pale dédié uniquement aux brasseries et distilleries de l’Est-du-Québec.

Pour les malts spéciaux, les brasseurs veulent un malt avec une signature différente. Un goût qui se distingue. Évidemment, il y a toujours les plus traditionnels qui nous demandent un malt comme « le Special B » ou comme le « Marris Otter », mais de plus en plus, c’est compris et accepté qu’on ne pourra jamais faire un malt « comme » un autre. On fait un malt avec notre terroir à nous!

De la terre à votre verre, c’est un monde passionnant!

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